Chaloca

Un site utilisant Réseau unblog.fr

20 février 2013

Dépouille

Classé dans : Non classé — chaloca @ 13 h 00 min

Dépouille.

Enlève, retire, défile. Défile ton corps au grès du temps. Souligne les traces, les traits, les rides. Regarde derrière les yeux des gens.Qu’est ce que tu y vois ?

La dépouille est imperceptible.

L’esprit barre la vue. Toute psychologie nous oblige à être faux. Faux avec nous même. On oubli le sens, les sensations le remplace. Les sentiments nous mouillent, nous coulent, ne nous dépouillent pas. A vif, tu veux mettre ta peau, pour voir ce qu’il y a dessous. Le dessous de la carte. Ou chaque tracé est la marque de ton cheminement. Des couches de masque se superposent. Déforme tes joues, efface les faux plis, qui te façonne au quotidien. Comment se croire ? Comme ce que l’on vit est loin de ce que l’on dit.

Je me souviens de cette femme que j’admirais. Elle était pour moi la force et le charisme incarné. Juste et salvatrice, elle savait écouter, aider, accompagner sur les beaux chemins. Tous, se tournait vers elle au moments les plus raide de leur vie. Ses conseils ont fondés des vies, relancé des souffles… Cette femme était une icône, elle était belle. La personne que j’admirais le plus au monde . Jusqu’au jour ou j’ai vu sa peau à vif. Une peau nécrosé, de petite fille égarée. Un arbre qui n’avait plus de tronc, ou les branches flottait et tombaient au premier coup de vent. J’avais vu ses failles, ses faiblesse. Ce roc était redevenu sable, poussière. Mon cœur à lâché quand cette femme, qui me pleurait dans les bras comme une petite fille qui ne connaissait plus le chemin pour rentrer à la maison. Ma tête plongea dans l’eau, pour en ressortir glace. Dorénavant je devais remplacer cette femme qui s’était perdu, ou plutôt qui s’était montré nu. Se grain de sable me força à devenir roc, colonne, pour porter son cœur jusqu’à ce que le temps reconstitue son visage.

Personnes n’est plus ni moins. On est tout et rien. La vie qui rit de nous, en nous collant des masque finira tôt ou tard par se taire. En attendant j’aimerais me dépouiller pour ne plus rien avoir à perdre.

Laisser un commentaire

 

bobinus |
kokkoskafe |
autofictionfrancophone |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | mimiladouce
| jackhiggins
| lunealunettes